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Céline Dumoulin-Melly, infirmière et hypnothérapeute à Savièse

Hypnose et addictions

Infirmière diplômée depuis 2004
Formée à l'A.R.C.H.E Genève
Pratique de la tabacologie depuis 2019
Diplôme tabacologie Université Paris-Saclay

L'addiction n'est pas une question de volonté.

Infirmière diplômée depuis 2004 et hypnothérapeute ericksonienne (A.R.C.H.E. Genève, Université Paris-Saclay), je reçois à Savièse des personnes prises dans une dépendance — tabac, alcool, cannabis, ou comportements compulsifs. Mon accompagnement s'appuie sur un cadre clinique rigoureux, nourri par des années de soins hospitaliers (Hôpital du Valais, Clinique de Valère, Ligue pulmonaire) et une pratique quotidienne à la consultation de tabacologie de l'Hôpital du Valais.

Derrière chaque addiction, il y a une logique. Le cerveau a appris à associer une substance ou un comportement à un soulagement — gérer le stress, supporter une journée, combler un vide, trouver le sommeil. Ce n'est pas de la faiblesse. C'est un circuit neurologique qui s'est installé, parfois depuis des années, et qui tourne en pilote automatique. L'émotion est la messagère d'un besoin plus profond. La volonté seule ne peut pas défaire ce que le cerveau a automatisé.


  • Infirmière diplômée depuis 2004 (Hôpital du Valais, Clinique de Valère, Ligue pulmonaire)
  • Consultation de tabacologie de l'Hôpital du Valais (Sion et Martigny), depuis 2023
  • 2019 : Consultation de tabacologie — Ligue pulmonaire valaisanne
  • 2023 : Formation Hypnose ericksonienne — A.R.C.H.E. Suisse, Genève (toujours en cours)
  • 2024 : Formation continue — module Hypnose et Addiction (A.R.C.H.E. Suisse)
  • DIU Tabacologie et Aide au Sevrage — Université Paris-Saclay

Point de vigilance : le traitement de l'alcoolisme et les sevrages des drogues nécessitent un suivi médical. Je ne me substitue pas à cet accompagnement médical — je viens en complément, dans le cadre d'un suivi pluridisciplinaire.

L'addiction se traite sur plusieurs fronts.

Tabac, alcool, cannabis, comportements compulsifs — le mécanisme de fond est le même.

L'addiction s'installe sur plusieurs couches. Une couche physique — le manque, les circuits de récompense du cerveau qui réclament leur dose. Une couche psychologique — les automatismes, les croyances, l'identité parfois construite autour de la consommation. Et une couche émotionnelle — le besoin que la substance ou le comportement vient masquer depuis des années.

Aucune méthode isolée ne peut agir sur ces trois dimensions en même temps. C'est la raison pour laquelle j'ai construit mon accompagnement autour de plusieurs disciplines, chacune intervenant là où les autres atteignent leurs limites. À l'Hôpital du Valais, dans la consultation de tabacologie, je pratique cette approche combinée au quotidien, en collaboration avec l'équipe de pneumologie. En cabinet à Savièse, je la déploie avec la même rigueur — adaptée à votre rythme et à votre histoire.


Les outils au service de votre sevrage.

  • L'hypnose ericksonienne — aller à la rencontre des croyances profondes liées à la dépendance, assouplir la lutte intérieure, mobiliser vos ressources inconscientes. Douce, respectueuse, fondée sur la collaboration.
  • Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et l'entretien motivationnel — comprendre le geste, travailler la motivation et l'ambivalence, déconstruire les croyances que vous preniez pour vérités.
  • La cohérence cardiaque et la respiration consciente — apprendre à votre corps à traverser concrètement les vagues de manque, sans fuir dans la consommation.
  • Les plantes médicinales — un soutien complémentaire pour la nervosité, les troubles du sommeil et l'agitation qui accompagnent le sevrage. Encadré par mon diplôme de Technicienne en Herboristerie (École de l'Alchémille).

Préparer notre rencontre.

Chaque séance dure environ 1h15. Un temps nécessaire pour discuter sans précipitation. Lors de notre premier rendez-vous, nous faisons connaissance et vous expérimentez un premier état d'hypnose, à votre rythme. Difficile de définir à l'avance un nombre de séances — cela dépend de votre histoire, de votre addiction, de votre progression.

En dehors des séances, je vous enseigne l'auto-hypnose et des exercices de cohérence cardiaque. L'objectif : vous rendre autonome face aux moments de manque et aux situations à risque.

Tarif et règlement : 120.- la séance. Règlement en espèces ou par TWINT. Pas de remboursement par les caisses maladies.

Accès : Route de Savièse 11, 1965 Savièse. Bâtiment du Pôle 65, entrée sud, 1er étage. Parking visiteur disponible.

Horaires : du lundi au mercredi de 08h00 à 18h00. Consultations sur place ou en visio.

Par éthique thérapeutique, je ne pratique pas l'hypnose en cas de troubles bipolaires ou de schizophrénie sans supervision médicale.

L’accompagnement tient compte de ce qui entoure l’addiction. Si vous traversez des difficultés liées au stress, des troubles du sommeil, ou un deuil, nous en parlons dès la première séance.


Questions fréquentes

Mon addiction est ma « béquille » — l'hypnose ne risque-t-elle pas de me laisser démuni ?

L'addiction remplit une fonction — elle protège de quelque chose. Le travail hypnotique ne consiste pas à retirer la béquille d'un coup. Nous comprenons d'abord ce qu'elle soutient, puis nous construisons d'autres appuis avant de la lâcher.

Je me définis par mon addiction depuis des années. Comment reconstruire une identité sans elle ?

Quand la consommation fait partie de soi depuis longtemps, y renoncer peut ressembler à une perte d'identité. L'hypnose permet de revisiter cette construction en douceur — retrouver qui vous étiez avant, ou découvrir qui vous pouvez devenir. C'est un travail progressif, pas une rupture.

Comment l'auto-hypnose aide-t-elle à traverser une forte vague de manque ?

Le manque arrive par vagues — intenses mais brèves, rarement plus de quelques minutes. L'auto-hypnose vous apprend à ralentir la respiration, modifier votre état intérieur, et laisser la vague passer sans céder. C'est un outil concret que vous emportez avec vous, en dehors des séances.

À quel moment l'hypnose intervient-elle dans un parcours de sevrage médical ?

L'hypnose ne remplace pas un suivi médical. Elle vient en complément — avant, pendant ou après un sevrage encadré par un médecin. À l'Hôpital du Valais, je la pratique en collaboration avec l'équipe de pneumologie. En cabinet, je m'adapte à votre parcours : si vous êtes suivi médicalement, nous travaillons ensemble, chacun dans son rôle.

En quoi l'association TCC et hypnose protège-t-elle mieux contre la rechute ?

Les TCC agissent sur vos habitudes conscientes — identifier les déclencheurs, anticiper les situations à risque, déconstruire les croyances. L'hypnose intervient sur les automatismes et les émotions que la conscience seule ne peut pas atteindre. Les deux ensemble couvrent un terrain bien plus large qu'un outil isolé.

Une rechute signifie-t-elle que l'hypnose n'a pas fonctionné ?

Non. Une rechute n'efface pas le travail accompli. En addictologie, elle est une information — le signe qu'une situation ou une émotion n'était pas encore suffisamment maîtrisée. Nous l'analysons, nous ajustons, et nous repartons. Le chemin n'est pas toujours linéaire.

L'approche diffère-t-elle entre une addiction à un produit et une addiction comportementale ?

Le mécanisme de fond est le même : le cerveau a associé un geste ou une substance à un soulagement. La différence tient à la dimension physique — le manque de nicotine ou d'alcool s'accompagne de symptômes corporels que les addictions comportementales ne produisent pas de la même manière. L'accompagnement s'adapte, mais le travail sur les croyances et les émotions reste au centre.

Le cerveau peut-il « désapprendre » un circuit de dépendance ancré depuis des années ?

Le cerveau est plastique — les circuits de dépendance sont solides mais pas définitifs. L'état modifié de conscience permet de remettre de la souplesse là où tout s'était figé : assouplir une croyance, modifier une réponse automatique, ouvrir d'autres chemins. Ce n'est pas de l'effacement, c'est de la réorganisation.

Quel est le rôle de la cohérence cardiaque face au manque physique ?

Le manque met le système nerveux sous tension — accélération cardiaque, agitation, irritabilité. La cohérence cardiaque agit directement sur le système nerveux autonome : elle ralentit le cœur, apaise le corps, et offre un ancrage concret. Je l'enseigne en séance pour que vous puissiez l'utiliser seul, au moment même où le manque se manifeste.