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Céline Dumoulin-Melly, infirmière et hypnothérapeute à Savièse

Deuil et séparation

Infirmière diplômée depuis 2004
Formée à l'A.R.C.H.E Genève
Pratique de la tabacologie depuis 2019
Diplôme tabacologie Université Paris-Saclay

Une douleur que personne ne peut porter à votre place

Vous avez perdu quelqu'un. Ou quelque chose — un couple, une amitié, un rôle, une vie d'avant. Le mot « deuil » recouvre bien plus que la mort. Il désigne cette déchirure intérieure quand ce qui faisait partie de vous n'est plus là, et que rien ne vient combler le vide.

On vous a peut-être dit que le temps guérit. C'est en partie vrai — mais le temps seul ne suffit pas toujours. Certaines personnes traversent les mois, les années, et la douleur reste intacte, logée quelque part dans le corps. D'autres se sentent coupables de sourire à nouveau, comme si le soulagement trahissait l'amour. D'autres encore font semblant. Elles reprennent le travail, sourient aux collègues, tiennent le rythme — pendant que, à l'intérieur, tout est figé.

Le deuil n'est pas linéaire. Il ne suit pas les cinq étapes bien rangées des manuels. La colère peut surgir un mardi, six mois après, sans prévenir. Le déni peut revenir alors que vous pensiez avoir accepté. La tristesse peut se manifester par des insomnies, des douleurs physiques, un épuisement que rien n'explique. Votre corps porte ce que votre esprit n'arrive pas encore à formuler.

Durant mes années en milieux hospitaliers, j'ai accompagné des familles au moment de l'annonce, accompagné les fins de vie, ces derniers instants tellement riches en émotions, en partage, où la souffrance est parfois si présente. Comment ne pas parler de cette expérience où un jeune patient recevait un diagnostic de cancer du côlon et j'ai pu mesurer ce que ça coûte de ne pas avoir le temps de s'asseoir, de recueillir l'émotion, de simplement être là. Ce manque d'espace pour la douleur, c'est aussi ce qui m'a poussée à exercer autrement.

Offrir un espace à ce qui n'a pas pu être dit

Le deuil ne se « traite » pas comme on traite une maladie. On ne l'efface pas. On ne le règle pas en trois séances. Ce que je vous propose, c'est un espace — sécurisé, sans jugement, sans pression — où votre douleur a le droit d'exister telle qu'elle est. Pas besoin de la justifier, ni de la minimiser.

L'hypnose ericksonienne est particulièrement adaptée au travail de deuil parce qu'elle ne passe pas par les mots seuls. En état modifié de conscience, il devient possible de retrouver un lien intérieur avec la personne disparue — non pas pour nier la réalité de l'absence, mais pour dire ce qui n'a pas été dit. Un au revoir. Un pardon. Un merci. Ces mots restés en suspens pèsent parfois plus lourd que la perte elle-même.

Derrière le chagrin se cachent souvent des émotions enchevêtrées : la culpabilité de ne pas avoir été là, la colère contre les médecins ou contre la vie, la peur de vivre sans l'autre, la honte de ressentir du soulagement quand la maladie a été longue. L'émotion est la messagère d'un besoin plus profond. Quand elle est accueillie sans être jugée, quelque chose se dénoue — non pas la tristesse, mais la souffrance qui s'y superpose.

En cabinet à Savièse, je combine plusieurs approches pour vous accompagner :

  • L'hypnose ericksonienne pour accéder aux émotions profondes, restaurer un lien symbolique avec la personne perdue et permettre aux mots non dits de trouver leur place.
  • L'entretien motivationnel pour explorer l'ambivalence — cette tension entre l'envie d'avancer et la peur de laisser derrière soi — sans forcer le mouvement.
  • La cohérence cardiaque et la respiration consciente pour offrir à votre système nerveux des moments de répit concret — quand la douleur submerge, quand le corps est à bout, quand les nuits sont impossibles.
  • Le soutien par les plantes médicinales, encadré par mon diplôme de Technicienne en Herboristerie de l'École de l'Alchémille, pour accompagner les troubles du sommeil, l'agitation et la fatigue nerveuse qui épuisent les personnes endeuillées.

L'objectif n'est pas d'oublier. C'est de trouver une place pour la perte — une place qui ne vous empêche plus de vivre, tout en gardant intact ce que la personne vous a laissé.

Autonomie et déroulement de notre rencontre

Chaque séance dure environ 1h15. Lors de notre premier rendez-vous, nous prenons le temps de faire connaissance — votre histoire, ce que vous traversez, ce qui vous a amené ici. Il n'y a rien à préparer, rien à « bien faire ». Vous venez comme vous êtes, avec ce que vous portez. Vous expérimentez ensuite un premier état d'hypnose, en douceur, à votre rythme.

En dehors des séances, je vous enseigne l'auto-hypnose — un outil que vous pourrez utiliser chez vous, dans les moments où la vague revient, pour retrouver un espace de calme intérieur sans dépendre de personne.

Pour les informations pratiques (tarifs, lieu, horaires, contre-indications), consultez la page d'accueil.

Le deuil affecte le corps autant que l’esprit. Si vous souffrez de troubles du sommeil, de stress intense, ou si la perte a réveillé une dépendance, nous en tenons compte dans l’accompagnement.


Questions fréquentes

Si l'hypnose apaise ma douleur, est-ce que je vais oublier la personne que j'ai perdue ?

Non. Apaiser la souffrance ne revient pas à effacer le souvenir ni l'amour. Ce que l'hypnose modifie, c'est la charge de douleur qui accompagne la mémoire — la brûlure vive qui vous submerge chaque fois que vous y pensez. Le lien reste, les souvenirs restent. C'est la manière dont ils vous traversent qui change.

Pourquoi ai-je l'impression de trahir mon proche les jours où je souffre un peu moins ?

Parce que votre esprit a associé la douleur à la fidélité — comme si souffrir moins signifiait aimer moins. Cette croyance est profondément ancrée, et elle est fréquente. Elle ne dit rien de votre amour. Elle dit que le deuil est encore en mouvement, et que cette culpabilité a besoin d'être entendue. C'est précisément le type de nœud que nous pouvons défaire ensemble en séance.

Le deuil m'épuise physiquement — l'hypnose peut-elle offrir un répit à mon corps ?

Le chagrin mobilise le système nerveux de la même manière que le stress chronique — le corps reste en alerte, le sommeil se dégrade, la fatigue s'accumule. L'état modifié de conscience permet à votre organisme de basculer en mode récupération, parfois pour la première fois depuis des semaines. Ce n'est pas du repos au sens classique — c'est un relâchement profond, au-delà du contrôle conscient, qui laisse le corps souffler.

Devrai-je revivre en détail le moment du décès ou de la rupture pendant la séance ?

Non. Vous n'avez pas besoin de tout raconter ni de replonger dans le moment le plus douloureux. L'hypnose ericksonienne passe par des images, des métaphores, des sensations — votre inconscient sait trouver son chemin sans que le conscient doive retraverser chaque détail. Si une émotion forte monte, nous la traversons ensemble, dans un cadre protégé, et vous pouvez stopper à tout moment.

L'hypnose permet-elle de dire les choses que je n'ai pas eu le temps d'exprimer de son vivant ?

Oui, et c'est souvent un moment décisif dans le travail de deuil. En état modifié de conscience, il est possible de retrouver un lien symbolique avec la personne disparue — pas une hallucination, mais un espace intérieur où l'au revoir, le pardon ou le merci peuvent enfin se formuler. Ces mots restés en suspens sont parfois le véritable poids du deuil. Quand ils trouvent une issue, quelque chose se libère.

Je ressens une colère immense — contre la vie, les médecins, ou la personne partie. Est-ce normal ?

Tout à fait. La colère est l'une des émotions les plus fréquentes dans le deuil — et l'une des plus taboues. On la refoule parce qu'elle semble « indécente » face à la mort. Mais la colère est un signal légitime : elle dit l'injustice, l'impuissance, le manque. En séance, elle a sa place autant que le chagrin. La laisser s'exprimer dans un cadre sécurisé, c'est souvent ce qui permet de retrouver un peu de paix derrière.

Comment reconstruire son identité quand on a été « le conjoint » ou « l'aidant » pendant des années ?

La perte d'un rôle est un deuil dans le deuil. Quand votre identité s'est construite autour d'une relation — « la femme de », « celui qui s'occupe de » — la disparition de l'autre laisse un vide existentiel autant qu'affectif. En hypnose, nous pouvons aller à la rencontre de cette part de vous qui existait avant le rôle, et qui existe toujours. Elle est peut-être enfouie, mais elle n'a pas disparu.

Comment savoir si ma tristesse relève d'un deuil naturel ou d'une dépression qui nécessite un avis médical ?

La frontière n'est pas toujours nette. Quelques repères : le deuil connaît des vagues — des jours plus lourds et des accalmies. La dépression, elle, s'installe comme un brouillard constant, avec une perte d'envie généralisée, un détachement qui va au-delà de la perte, parfois des idées sombres. Si vous avez un doute, parlez-en à votre médecin. En tant qu'infirmière, je suis formée à repérer ces signaux et à vous orienter si nécessaire.

Combien de temps faut-il attendre après le choc pour qu'une séance d'hypnose soit utile ?

Il n'y a pas de délai imposé. Certaines personnes viennent quelques semaines après la perte, d'autres des années plus tard. Le bon moment, c'est celui où vous sentez que vous avez besoin d'un espace pour déposer ce que vous portez. Si le choc est très récent, les premières séances peuvent simplement servir à stabiliser — offrir du répit au corps et au système nerveux — avant d'aller plus en profondeur.