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Céline Dumoulin-Melly, infirmière et hypnothérapeute à Savièse

Hypnose et troubles du sommeil

Infirmière diplômée depuis 2004
Formée à l'A.R.C.H.E Genève
Pratique de la tabacologie depuis 2019
Diplôme tabacologie Université Paris-Saclay

Comprendre ce qui vous tient éveillé

Trois heures du matin. Vous fixez le plafond. Le corps est épuisé, l'esprit tourne en boucle. Vous avez tout essayé — la tisane, la mélatonine, les applications de méditation, le téléphone posé loin du lit. Et pourtant, le sommeil vous échappe. Chaque soir, la même appréhension revient : « Est-ce que je vais réussir à dormir cette nuit ? »

Cette question, à elle seule, suffit à maintenir l'insomnie. L'esprit qui anticipe l'échec du sommeil finit par le provoquer. Un cercle s'installe : la peur de ne pas dormir génère une tension, cette tension retarde l'endormissement, et le manque de sommeil renforce l'anxiété du lendemain soir. Le lit, censé être un lieu de repos, devient un lieu de lutte.

Derrière l'insomnie se cache souvent autre chose. Un deuil qui n'a pas trouvé sa place. Une charge mentale qui déborde. Des émotions refoulées le jour et qui surgissent la nuit, au moment où le contrôle se relâche. Le sommeil est un baromètre sensible — il réagit à ce que vous n'avez pas pu exprimer en journée.

Je remarque ces troubles du sommeil chez les patients que je suis en tabacologie. Fumeurs ou non, anxieux ou simplement submergés, ils partagent cette même fatigue — celle de ne plus savoir comment retrouver un sommeil qui, autrefois, allait de soi. Je peux compter sur l'expérience de mes collègues médecins et psychologues spécialisés dans le sommeil pour me guider lorsque des troubles du sommeil sont constatés chez nos patients.

Retrouver le chemin du sommeil

L'hypnose ericksonienne travaille précisément dans cette zone entre veille et sommeil que vous connaissez si bien — celle où l'esprit flotte, où les pensées deviennent plus lointaines, où le corps commence à se relâcher. Sauf que chez vous, cette zone s'est verrouillée. Le travail en état modifié de conscience permet d'y revenir en douceur, de la réapprivoiser.

Mon approche ne consiste pas à vous « faire dormir » pendant la séance — ce serait passer à côté du problème. Il s'agit d'aller chercher ce qui, en vous, maintient cet état de vigilance excessif. Parfois c'est une croyance (« si je lâche prise, quelque chose de grave va arriver »). Parfois c'est une émotion coincée, une colère ou un chagrin qui n'a pas trouvé d'espace pour s'exprimer. L'émotion est la messagère d'un besoin plus profond. Quand elle est entendue, le corps peut enfin se déposer.

Mon parcours dans les soins m'a appris à lire les signaux du corps autant que ceux de l'esprit. J'ai mesuré à quel point un sommeil perturbé affecte la santé globale : le cœur, le souffle, la mémoire, l'humeur. Ce n'est pas un confort. C'est un besoin physiologique que votre corps réclame.

En cabinet à Savièse, je combine plusieurs outils pour vous accompagner :

  • L'hypnose ericksonienne pour assouplir les croyances qui entretiennent l'insomnie et réapprendre à votre esprit le lâcher-prise nécessaire à l'endormissement.
  • Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) pour identifier et désamorcer les schémas de pensée qui sabotent vos nuits — les ruminations, les anticipations catastrophistes, les rituels rigides.
  • La cohérence cardiaque et la respiration consciente pour calmer concrètement le système nerveux et créer les conditions physiologiques du sommeil.
  • Le soutien par les plantes médicinales adaptées, encadré par mon diplôme de Technicienne en Herboristerie de l'École de l'Alchémille, pour accompagner la détente sans créer de nouvelle dépendance.

Vous n'êtes pas là pour subir un protocole. Vous restez acteur de votre changement, et chaque séance est construite ensemble, à votre rythme.

Autonomie et déroulement de notre rencontre

Chaque séance dure environ 1h15 — un temps long, volontairement, pour ne rien brusquer. Lors de notre premier rendez-vous, nous prenons le temps de faire connaissance : comprendre votre histoire de sommeil, ce qui a changé, ce qui résiste. Vous expérimentez ensuite un premier état d'hypnose, à votre propre rythme.

Au-delà de la consultation, je vous enseigne l'auto-hypnose — un outil que vous emporterez chez vous, dans votre lit, pour les soirs où l'esprit refuse de se taire. L'objectif : que vous puissiez retrouver en toute autonomie cet état de calme intérieur, sans dépendre d'une séance ni d'une substance.

Pour les informations pratiques (tarifs, lieu, horaires, contre-indications), consultez la page d'accueil.

Les troubles du sommeil sont rarement isolés. Ils accompagnent souvent le stress chronique, un deuil, ou le sevrage d’une addiction. L’accompagnement prend en compte ce qui alimente votre insomnie.


Questions fréquentes

Mon insomnie vient surtout de la peur de ne pas dormir — l'hypnose peut-elle agir là-dessus ?

C'est l'un des mécanismes les plus fréquents. Votre esprit a associé le lit à l'échec, et cette anticipation génère une tension qui empêche l'endormissement. L'hypnose ericksonienne permet de court-circuiter ce cercle en travaillant directement avec l'inconscient — là où cette peur s'est installée — pour restaurer une association positive entre le coucher et le lâcher-prise.

L'hypnose se situe entre la veille et le sommeil — vais-je m'endormir pendant la séance ?

L'état hypnotique ressemble parfois au demi-sommeil, mais vous n'êtes pas endormi. Vous restez conscient, en contact avec ma voix, capable de réagir à tout moment. Si vous glissez dans le sommeil — ça arrive, surtout quand le corps est très fatigué — je vous ramène doucement. L'objectif de la séance est de travailler, pas de faire la sieste. Le vrai sommeil, c'est chez vous qu'il viendra.

En quoi l'auto-hypnose que vous enseignez diffère-t-elle d'une méditation ou d'un exercice de relaxation ?

La relaxation calme le corps. La méditation observe les pensées. L'auto-hypnose va plus loin : elle utilise des suggestions personnalisées — construites ensemble pendant nos séances — pour modifier la manière dont votre esprit aborde le sommeil. C'est un outil actif, taillé sur mesure, qui agit sur vos propres mécanismes. Pas une technique générique.

Une séance d'hypnose peut-elle rattraper une dette de sommeil accumulée sur plusieurs mois ?

Soyons clairs : l'hypnose ne rembourse pas une dette de sommeil en une séance. Le corps a besoin de temps pour se restaurer. Ce que l'hypnose fait, c'est rétablir les conditions pour que le sommeil revienne naturellement — et une fois ce mécanisme relancé, votre organisme récupère de lui-même, nuit après nuit.

Est-il normal de ressentir une forte fatigue après la première séance ?

Oui, et c'est plutôt bon signe. La séance d'hypnose mobilise des ressources profondes — votre esprit travaille, même quand vous avez l'impression de ne rien faire. Cette fatigue traduit un relâchement que votre corps attendait peut-être depuis longtemps. Elle passe en général dans les 24 à 48 heures.

Je souffre d'insomnie chronique depuis 10 ou 20 ans — l'hypnose peut-elle encore m'aider ?

Plus l'insomnie dure, plus elle s'enracine dans des habitudes et des croyances. Mais l'inconscient ne connaît pas le calendrier — il peut modifier un schéma ancien aussi bien qu'un schéma récent. Le travail sera peut-être plus progressif, c'est tout. J'accompagne des personnes qui ne dorment plus correctement depuis des années. Le changement reste possible.

L'hypnose peut-elle m'aider à diminuer progressivement mes somnifères ?

L'hypnose peut soutenir ce processus, mais le sevrage de somnifères est un acte médical. Il doit se faire sous la supervision de votre médecin, qui adaptera le dosage. De mon côté, je travaille sur ce qui maintient votre besoin de comprimé — la peur, l'habitude, la croyance que sans lui rien n'est possible. Les deux démarches se complètent.

Mon trouble du sommeil fait suite à un deuil ou un choc — traitons-nous l'événement ou le sommeil ?

Les deux sont liés — et nous les abordons ensemble. Le sommeil perturbé est souvent le symptôme visible d'une blessure émotionnelle qui n'a pas trouvé sa place. En allant à la rencontre de l'émotion cachée derrière l'insomnie, en lui offrant un espace pour être entendue, le sommeil peut se rétablir de lui-même. On ne traite pas le symptôme séparément de sa cause.

L'hypnose a-t-elle un effet sur l'apnée du sommeil ou le syndrome des jambes sans repos ?

Ces troubles ont une origine physique qui nécessite un diagnostic et un suivi médical — au laboratoire du sommeil par exemple. L'hypnose ne les traite pas directement. En revanche, elle peut agir sur l'anxiété et la tension musculaire qui les accompagnent, et améliorer la qualité globale de vos nuits en parallèle d'un traitement adapté.

Comment gérer l'angoisse qui monte à mesure que l'heure du coucher approche ?

Cette angoisse anticipatoire est le carburant de l'insomnie. Pendant nos séances, je vous enseigne des outils concrets — auto-hypnose, cohérence cardiaque — que vous utiliserez chez vous, dès que la tension commence à monter. L'idée n'est pas de combattre l'angoisse mais de la désarmer, pour que le coucher redevienne un moment neutre, puis paisible.