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Céline Dumoulin-Melly, infirmière et hypnothérapeute à Savièse

Stress et anxiété

Infirmière diplômée depuis 2004
Formée à l'A.R.C.H.E Genève
Pratique de la tabacologie depuis 2019
Diplôme tabacologie Université Paris-Saclay

Quand l'esprit ne s'arrête plus

Vous êtes épuisé, et pourtant votre tête ne se pose pas. Les pensées tournent — le travail, les enfants, ce mail resté sans réponse, cette conversation qui aurait pu se passer autrement. Pendant la journée, vous tenez. Vous serrez. Vous compensez. Mais le soir, quand le silence s'installe et que les distractions disparaissent, tout remonte. Le corps se crispe, le souffle raccourcit, le sommeil ne vient pas.

Le stress, à la base, est un allié. C'est une réponse de survie : votre organisme détecte un enjeu, mobilise ses ressources, vous rend plus alerte. Le problème commence quand cette alerte ne se coupe plus. Quand votre système nerveux reste en état de vigilance permanente — comme un détecteur de fumée qui sonnerait jour et nuit, sans incendie. Le cortisol s'accumule, les tensions physiques se figent (nuque, mâchoire, ventre), et l'anxiété s'installe là où il y avait juste du stress passager.

Ce glissement est insidieux. On s'habitue à vivre sous tension. On finit par croire que c'est normal. Jusqu'au jour où le corps lâche : une crise de panique en voiture, un vertige au bureau, des larmes qui débordent sans raison apparente. Ou alors, plus sourdement, c'est l'évitement qui s'installe — on ne sort plus, on refuse les invitations, on réduit sa vie pour réduire le risque.

Avec mon expérience, j'ai vu des patients dont le corps exprimait ce que les mots ne pouvaient dire. Douleurs diffuses sans cause apparente, des migraines, des allergies, vertiges inexpliqués. Derrière ces symptômes, souvent, une émotion non entendue — un besoin qui cherchait un passage.

Retrouver du souffle, pas à pas

Vous n'avez probablement pas besoin qu'on vous dise de « respirer un grand coup » ou de « lâcher prise ». Si c'était aussi simple, vous l'auriez déjà fait. Le stress chronique et l'anxiété résistent à la volonté parce qu'ils sont entretenus par des mécanismes qui échappent au conscient — des croyances profondes, des schémas automatiques, des émotions non résolues.

L'hypnose ericksonienne permet d'accéder à cette part inconsciente. En état modifié de conscience, les ruminations se taisent, le mental lâche sa prise, et il devient possible de dialoguer avec la part de vous qui maintient cette tension. Souvent, derrière l'anxiété, se cache une émotion — une colère, un chagrin, une peur — qui n'a jamais trouvé l'espace pour s'exprimer. L'émotion est la messagère d'un besoin plus profond. Quand ce besoin est entendu, la tension se relâche d'elle-même.

Dans les milieux de soins, j'ai exercé dans des environnements où le stress était permanent. Tant auprès des patients qui devaient faire face à un milieu souvent inconnu, parfois austère, devant gérer leur souffrance physique, psychologique, leurs peurs. Également pour le personnel soignant, en sous-effectifs, tentant d'amener des soins de qualité aux patients avec les moyens à disposition. J'ai appris à reconnaître les signaux du corps quand le système nerveux est à bout. Et j'ai compris qu'on ne traite pas le stress en ajoutant de la pression — on le traite en créant de l'espace.

Mon accompagnement au cabinet de Savièse s'appuie sur plusieurs outils complémentaires :

  • L'hypnose ericksonienne pour aller à la rencontre des croyances et des émotions qui alimentent l'anxiété — pas en surface, mais là où elles se sont ancrées.
  • Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et l'entretien motivationnel pour repérer les schémas de pensée automatiques — les « et si… », les scénarios catastrophes, la tendance à tout anticiper — et apprendre à les déconstruire.
  • La cohérence cardiaque et la respiration consciente pour ramener le système nerveux à un état de calme — concrètement, physiquement, en quelques minutes. Un outil que vous emporterez avec vous.
  • Le soutien par les plantes médicinales adaptées, encadré par mon diplôme de Technicienne en Herboristerie de l'École de l'Alchémille, pour apaiser la nervosité et soutenir les nuits abîmées par l'anxiété.

Vous restez acteur de votre changement. L'hypnose ne fait pas les choses à votre place — elle ouvre la porte aux ressources que vous portez déjà, pour que le soulagement vienne de l'intérieur, pas d'une béquille extérieure.

Autonomie et déroulement de notre rencontre

Chaque séance dure environ 1h15 — un temps suffisant pour ne rien brusquer, pour parler autant que nécessaire avant d'entrer en hypnose. Lors de notre premier rendez-vous, nous faisons connaissance : votre histoire, vos symptômes, ce qui vous a amené ici. Vous expérimentez ensuite un premier état modifié de conscience, en douceur, à votre rythme.

En dehors des séances, je vous enseigne l'auto-hypnose et des exercices de cohérence cardiaque — des outils concrets, utilisables chez vous, au travail, dans les transports, dès que la tension monte. L'objectif : que vous puissiez retrouver votre calme en toute autonomie, sans dépendre de personne.

Pour les informations pratiques (tarifs, lieu, horaires, contre-indications), consultez la page d'accueil.

Le stress se manifeste souvent par d’autres symptômes. Si vous souffrez d’insomnie, de phobies ou de troubles alimentaires liés à l’anxiété, nous pouvons travailler sur ces aspects en parallèle.


Questions fréquentes

Éviter les situations qui m'angoissent (conduire, sortir, prendre la parole) renforce-t-il l'anxiété à long terme ?

Oui, systématiquement. Chaque évitement envoie un signal à votre inconscient : la situation était bien dangereuse, vous avez eu raison de fuir. Le soulagement immédiat masque un renforcement souterrain. La prochaine fois, la peur sera un peu plus vive, le périmètre un peu plus étroit. L'accompagnement en hypnose permet de sortir de cette spirale — non pas en vous forçant à affronter, mais en modifiant la manière dont votre esprit évalue la menace.

Comment la thérapie m'aide-t-elle à distinguer une intuition juste d'un scénario catastrophe fabriqué par mon anxiété ?

L'intuition est un signal bref, ancré dans le corps, qui ne génère pas de boucle mentale. Le scénario catastrophe, lui, tourne en rond, se nourrit de « et si… » et laisse une tension qui ne retombe pas. En séance, nous apprenons ensemble à reconnaître la différence — par les TCC pour identifier le schéma de pensée, par l'hypnose pour retrouver la sensation corporelle juste. Petit à petit, vous récupérez votre capacité de discernement.

Si mon anxiété est liée à un événement passé, devrai-je le revivre en détail pendant l'hypnose ?

Non. L'hypnose ericksonienne ne fonctionne pas comme un interrogatoire. Vous n'avez pas besoin de tout raconter, ni de replonger dans la douleur brute. Le travail passe par des images, des métaphores, des sensations — votre inconscient sait trouver son chemin sans que le conscient doive retraverser l'épreuve mot par mot. Si une émotion forte émerge, nous la traversons ensemble, dans un cadre sécurisé, à votre rythme.

Pourquoi mes angoisses sont-elles toujours plus fortes le soir, quand tout s'arrête ?

Pendant la journée, l'action et les sollicitations occupent le mental. Le soir, quand les distractions tombent, l'esprit se retrouve face à tout ce qu'il a repoussé — les inquiétudes, les émotions non digérées, les tensions accumulées. Le silence devient une caisse de résonance. C'est précisément ce mécanisme que nous travaillons : apprendre à votre système nerveux à se déposer quand l'activité cesse, au lieu de basculer en mode alerte.

Mon anxiété m'empêche de dormir — faut-il traiter l'insomnie en priorité ou le stress de la journée ?

Les deux se nourrissent mutuellement — le stress abîme le sommeil, et le manque de sommeil amplifie le stress. En pratique, nous les abordons ensemble. La cohérence cardiaque et l'auto-hypnose du soir agissent sur l'endormissement. Le travail en séance agit sur la source de l'anxiété. Quand l'un recule, l'autre suit. On ne choisit pas entre les deux, on tire sur le même fil.

Comment l'hypnose m'aide-t-elle à comprendre ce qui se cache derrière mes ruminations incessantes ?

La rumination est un symptôme — un disque rayé que votre esprit fait tourner parce qu'il n'arrive pas à résoudre quelque chose. En état modifié de conscience, le mental se tait suffisamment pour que l'émotion cachée puisse remonter. Parfois c'est une peur, une colère, un besoin de reconnaissance. L'émotion est la messagère d'un besoin plus profond. Quand elle est entendue, le disque s'arrête.

Peut-on utiliser l'auto-hypnose pour se calmer en conduisant ou en travaillant, sans danger ?

L'auto-hypnose que je vous enseigne s'adapte au contexte. Les yeux ouverts, en quelques respirations, sans altérer votre vigilance — c'est possible et c'est prévu pour. Il ne s'agit pas de « partir en transe » au volant, mais d'utiliser un ancrage rapide (un geste, une image, un rythme respiratoire) pour ramener votre système nerveux au calme. En situation de conduite, la cohérence cardiaque est souvent l'outil le plus adapté.

Le but est-il de ne plus jamais ressentir de stress, ou d'en faire quelque chose d'utile ?

Supprimer le stress serait supprimer un signal de survie — ce n'est ni possible ni souhaitable. Le stress ponctuel vous rend plus alerte, plus réactif. C'est le stress chronique qui pose problème : celui qui ne redescend jamais, qui fatigue le corps, qui parasite l'esprit. L'objectif est de recalibrer votre système nerveux pour qu'il réagisse à la juste mesure — fort quand c'est nécessaire, au repos quand il n'y a plus de menace.

L'hypnose efface-t-elle la source du stress, ou modifie-t-elle ma réaction face à lui ?

Les deux, selon la situation. Quand la source est une croyance ou une émotion coincée, l'hypnose peut la dénouer directement — et le stress tombe avec. Quand la source est extérieure (un contexte professionnel, une charge familiale), l'hypnose ne va pas changer votre patron ni alléger votre agenda. Mais elle modifie la manière dont votre corps et votre esprit encaissent la pression — et ça change beaucoup.

Mon système nerveux est épuisé par le stress chronique — l'hypnose peut-elle m'aider à récupérer physiquement ?

L'hypnose n'est pas un traitement médical de la fatigue — si votre épuisement est profond, un bilan chez votre médecin reste indispensable. Ce que l'hypnose fait, c'est permettre à votre système nerveux de basculer enfin en mode récupération. Quand le corps cesse d'être en alerte permanente, il se restaure : le sommeil revient, les tensions se relâchent, l'énergie remonte. Je complète ce travail par les plantes médicinales pour soutenir la détente et le repos.